samedi 21 mars 2020

...et on attaque le jardin !

Quel bonheur d'avoir un jardin !

Avec l'arrivée du printemps, le ciel s'est enfin dégagé sur la Bretagne en-grisée depuis le mois de septembre. Depuis 4 ans que j'habite là à l'année, c'est la première fois que je vois pareille météo. De la pluie, du gris... bref, tout du cliché ! Sauf que, loin du cliché, les réalités sont tout autre : tout le monde ici a été surpris et était dépité du mauvais temps qui s'éternisait, le mois de septembre et le début de l'automne nous ayant plutôt habitués à de belles journées d'arrière-saison.

C'est donc avec joie que nous retrouvons enfin le soleil ! L'eau qui s'est abattue ces derniers mois sur le sol a stimulé la pousse, et l'herbe est haute. C'est bête, je n'ai pas eu le temps de me procurer de tondeuse avant que l'on ne nous déconseille de sortir à cause du covid-19.

Qu'à cela ne tienne, cela ne va pas m'empêcher de commencer à profiter un peu du jardin ! J'ai donc profité de mon samedi après-midi pour tailler les hortensias qui en avaient bien besoin. Enfin, "tailler"... ôter les fleurs mortes, même si c'est sans doute un peu tard dans la saison. Je me rattraperai l'an prochain pour mon jardin de toute façon : là, c'est surtout histoire de prendre l'air !

 

...j'ai même trouvé une coccinelle, ma première de l'année !



Que c'est agréable de se dire qu'à quelques jours près j'aurais pu rester enfermer dans 50 m², sans aucun accès à l'extérieur, alors que désormais je peux profiter mon propre jardin... !

On attaque la tapisserie

Mes quelques investigations de ces derniers jours ont révélé un petit souci.

Moi, allergique depuis l'enfance aux acariens et qui avais la chance de ne plus souffrir des nuisances engendrées par cette malédiction depuis plusieurs années, suis revenue à mon état initial : nez qui coule, petite toux, yeux qui grattent, palais qui gratte, etc. etc. 

...pratique en cette période de virus où tous mes symptômes se confondent avec ceux du covid-19 ! 

Mais qui dit allergies, dit recherche de remède, dit recherche de la cause de ce mal : je n'ai pas eu trop de mal à remonter à la source de l'ennui, rien qu'en soulevant légèrement un morceau de tapisserie de mon salon :


Partant de ce constat, je me suis dit qu'il devait en être de même en certains endroits de la maison. J'ai donc décidé de m'attaquer au plus tôt au problème en ayant pour objectif de sortir la tapisserie pour permettre aux murs de respirer. L'idée est que la maison a été privée de chauffage depuis au moins l'automne 2019 et est restée fermée jusqu'à mon arrivée en ses murs : pas de VMC, pas d'aération, pas de chauffage, un temps pourri depuis septembre avec des quantités de pluie considérables... même la plus saine des maisons aurait donc eu du mal à résister aux conditions que celle-ci a dû traverser ces derniers mois, et il est donc normal que les murs aient souffert.

J'ai donc choisi de m'attaquer en premier à la chambre de que j'occupe temporairement pour dormir et qui devrai devenir, à terme, mon futur bout de salon ou coin bureau. 

J'ai donc commencé par libérer un peu de place : 

 



Allez, même un petit panorama, soyons fous !

 

Soyez pas jaloux de l'escabeau qui m'a été laissé ! ;) Super pratique en attendant...
















Les murs semble grosso-modo en bon état, malgré quelques accrocs par endroits :

  

En soulevant au niveau des jointures des lés j'ai aussi constaté la présence de petites bestioles noires, toutes mortes. Après recherche, il s'avère que ces bêtes sont a priori assez courantes dans les rénovations de vieilles maisons : elles sont particulièrement friandes des environnements humides et des vieilles tapisseries... 


Je me montre prudente car je n'ai pas la possibilité de couper l'électricité au compteur. J'avance donc en évitant de très loin les prises et interrupteurs, mais aussi les fils électriques en tout genre qui courent parfois le long des murs :


Le travail est long, fastidieux et surtout : laborieux ! Au bout d'une journée de travail je n'ai fait qu'une toute petite portion de mur ! Mon problème est simple : cette tapisserie est lessivable. Contrairement à certaines vieilles tapisseries lessivables qui ont une couche supérieure qui peut se sortir puis qui laisse une pellicule que l'on peut détremper pour la sortir plus facilement, celle-ci reste en un seul bloc. L'eau chaude additionnée de vinaigre blanc, liquide vaisselle... glisse sur le revêtement et n’imprègne pas du tout le papier. Je finis par trouver une solution : si je perce le papier, l'eau parvient à s'infiltrer et me permet de décoller le papier peint plus facilement. Oui mais... avec quoi percer ?? J'apprends qu'il existe des "perforateurs à papier peint". Bon, ça me fait une belle jambe en ces temps de confinement...

 

Voici le résultat à la fin de la journée :



...on verra plus tard pour le suite, du coup.