samedi 11 avril 2020

Suite du détapissage

Après ces aventures logistiques, je me suis enfin remise à ma tapisserie et à mes murs. J'ai donc sorti les morceaux restants et balayé.



J'ai construit une petite cage pour ma prise, histoire d'éviter de m'électrocuter...



J'ai donc pu faire l'autre mur :



Une fois le détapissage terminé, j'ai passé de l'alcool ménager sur les murs. Ça a été plutôt efficace sur certaines zones, comme celles qu'on voit sur la photo précédente (les taches grises). Les voici après :



J'ai oublié de faire une photo "avant" mais j'ai également entamé le lessivage au savon noir. J'ai essayé de récupérer une photo de l'angle ouest extérieur pour que vous puissiez voir la différence avant/après le passage du savon (qu'il faudra que je termine demain) :

 

...efficace donc ! J'ai pu faire le mur extérieur côté fenêtre mais il me reste l'ensemble de la pièce à passer au savon noir + toutes les étapes ultérieures comme j'ai pu le faire dans le salon pour traiter les traces d'humidité. Le chantier est prêt pour demain :



...et moi avec (très propre n'est-ce pas, avant d'aller me doucher... ?) :

 

Ah et du coup avant de se quitter, une petite photo de mon pignon, celui exposé à l'ouest... vous voyez une fissure ou un truc vous ?



On recommence le déménagement

Après avoir mangé ce midi, j'ai voulu réattaquer la chambre avec pour objectif, comme à l'accoutumée, de lessiver les murs. Sauf que son encombrement m'embêtait beaucoup : difficile de se mouvoir avec les meubles qui traînaient là-dedans (pour rappel, photo des meubles sur cet article) : un lit double et sa tête à part et une table posée dessus, un lit simple posé sur le flanc, une armoire, un meuble blanc "escalier"... pas facile de bouger donc ! J'ai donc voulu déplacer ce que je pouvais dans la chambre à côté : meuble blanc, table, tête de lit et lit simple. Sauf que si vous vous souvenez bien, la chambre d'amis était déjà bien encombrée elle-aussi... impossible donc d'y ajouter quoi que ce soit de plus.

Pas d'autre solution donc que de mettre en pratique quelque chose que je voulais faire depuis pas mal de temps désormais : profiter du grenier !

J'envisage de refaire la toiture et d'isoler les combles, mais déjà que de base les délais sont longs pour ce type de travaux, compte-tenu du contexte actuel, je ne sais vraiment pas quand le chantier pourra débuter. En revanche, ce que je sais aussi, c'est que je pourrai m'occuper de mon niveau de vie et de mon sous-sol avant, donc quitte à stocker des affaires quelque part, autant le faire là où je ferai les travaux le plus tard ! Je suis donc montée au grenier pour la première fois depuis un moment par mon amis l'échelle escamotable :



En haut : fournaise ! Je ne sais pas combien il faisait, mais il faisait très chaud. Les velux étaient bien clos, la charpente n'est pas isolée, et dessus, les ardoises noires doivent bien capter la chaleur par leur couleur foncée. Résultat ? Je suis très vite tombée en nage !

Ne m'étant encore jamais occupée du rangement là-haut, il y avait pas mal de trucs qui traînaient.

  

J'en ai profité pour jeter une nouvelle fois un œil pour repérer d'éventuelles traces d'anciennes fuites là où j'ai détapissé et constaté des traces d'humidité : que nenni, le mur du pignon semble même très propre :

 

Mon arachnophobie est moi sommes ensuite entrées en conflit d'intérêt. Je voulais passer un coup de balai et dégager les trucs en travers pour pouvoir stocker proprement mes affaires, elle n'était pas d'accord. Résultat ? J'ai gagné. Fort heureusement, les trois arachnides que nous avons croisées se sont montrées plutôt sympathiques, en galopant à l'opposé de ma direction pour aller se cacher. Je dois reconnaître qu'une nouvelle fois, j'ai vraiment remercié Guillaume pour son aide involontaire et indirecte concernant ma phobie. Je me revois encore quelques années en arrière être incapable de revenir dans une pièce où j'avais vu une araignée, les jambes tremblantes et un frisson me parcourant toute la colonne vertébrale pendant plusieurs minutes. Aujourd'hui, je n'en ai pas encore totalement "rien à faire", mais je suis vraiment pas loin d'arriver à ce stade et j'en suis vraiment super fière et heureuse !

J'ai donc nettoyé et rassemblé les saletés, dans l'attente du déconfinement pour pouvoir faire un tour à la décharge.

 

Par la suite, malgré la chaleur et le manque de praticité de la tâche étant seule, j'ai fait des voyages pour monter les éléments que je voulais dégager d'en bas.

Les 10 chaises (je n'en ai gardé "que" 6 en bas, en plus de mon fauteuil de bureau...) :



Et tout un tas d'affaires : 3 tapis, deux petits meubles, deux tables de nuit, ma machine à coudre, des cartons vide, mon matériel de couture en carton, des coupons de tissu...



J'ai également débarrassée de la chambre d'amis un meuble que j'avais auparavant dans ma cuisine et que j'ai recyclé pour accueillir mes produits pour la lessive, au sous-sol.



J'ai aussi descendu un vieux matelas une place (lourd) que je compte jeter car probablement bourré d'acariens (le truc entre les cartons et le sommier vertical)



...voilà enfin un peu de place dans la chambre !



...pour accueillir les meubles restés dans celle que je détapisse :



Matinée détapissage

C'est le week-end ! Et il fait toujours un grand soleil ! J'ai d'ailleurs percé le mystère de mon entrée qui faisait souvent sauna. En fait le matin le soleil donne en plein dessus et la porte en bois emmagasine la chaleur.



Ce matin, j'ai commencé un peu tard. Le temps de me mettre en tenue de bricolage, de prendre mon temps pour la grasse matinée, le petit déj' etc., je pense que je n'ai pas dû me mettre à travailler avant 11h...

Aujourd'hui, objectif détapissage de la première chambre ! J'ai un peu peur du résultat à cause des morceaux de tapisserie qui se décollent par endroits. L'étape n°1 consiste à déplacer les meubles : l'armoire extrêmement poussiéreuse à l'angle du mur le plus à l'Ouest, et le lit dont finalement la tête n'était pas fixée : pratique pour le tirer, j'avais peur que ce soit plus lourd de base.



Evidemment, en tirant les meubles je vois des zones qui ont l'air d'avoir une tapisserie qui se décolle et donc potentiellement de l'humidité...



J'ai pu caler la tête de lit contre le petit lit qui était initialement de la chambre que j'occupe temporairement. On l'avait mis là le jour du déménagement, dans l'urgence. Je ne vous raconte pas son état... je l'ai aspiré aujourd'hui avant de le déplacer et il en avait franchement besoin...



Ensuite est venue la phase de détapissage. Pas mal de morceaux se sont sortis seuls, d'autres ont nécessité plusieurs passages à l'eau chaude et au produit à vaisselle pour bien se décoller. La peinture bleue, probablement anti-humidité, est venue à plusieurs endroits avec le papier-peint. Elle laisse alors apparaître une autre peinture, beige un peu comme celle du salon, dessous. Je me suis aperçue en fin de journée que la peinture s'écaillait davantage quand je détrempais moins le papier peint... trop tard, tant pis. De toute façon, puisqu'il va falloir nettoyer cette peinture et les murs en profondeur, elle sera écaillée dans tous les cas...

   

Par chance dans cette pièce, il n'y a qu'un interrupteur et une prise électrique. Mais cette dernière vaut son pesant de cacahuètes, inutile de vous dire que j'ai d'autant plus fait attention à celle-ci... elle n'avait même pas de cache, tout juste un morceau de tapisserie qui la recouvrait !



Il y a un angle qui présente, en plus de traces d'humidité, des "cloques" au niveau de la peinture et une curieuse "vague" comme s'il y avait eu des remontées d'eau à une époque ou autre. Pourtant, c'est très improbable dans cette zone : pas de point d'eau, on est à l'étage, le mur extérieur n'a pas de fissure ni rien... c'est certes exposé ouest, donc plutôt face aux éléments et aléas climatique vu qu'on est en Bretagne, mais...