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dimanche 29 mars 2020

Fin des masques et nouveaux objectifs

Les jours précédents ont été l'occasion de terminer mes masques, et régler mes problèmes d'allergies. Pratique ces téléconsultations pour obtenir l'ordonnance d'un traitement récurrent... !

Au hasard de mes activités de ces derniers jours, j'ai notamment tenté de faire du pain (ma technique reste à améliorer...), j'ai ressorti une guitare l'espace de 5 minutes, créé un site pour Guillaume et évidemment continué à faire du rangement et nettoyage, même si ça ne se voit pas trop.

J'ai aussi pu participer à un live d'Elias Dris donné en direct sur Instagram : c'était vraiment chouette ! Artiste découvert à Penmarc'h en première partie des Girls In Hawaii, lors de son passage dans la région en 2018...


La maison est encombrée, j'espère pouvoir m'atteler à tout ça dans les jours à venir.







J'ai aussi ressorti des graines que j'avais conservées depuis plusieurs mois. Il y a de fortes chances pour que rien ne pousse, mais qui ne tente rien n'a rien alors j'essaierai de les mettre en godets. C'est une courge butternut que je viens de manger qui m'a donné l'idée de me remettre à la confection d'un petit potager, même si le plus gros sera plutôt concrétisé l'an prochain... :



mardi 24 mars 2020

Masque, station spatiale et hommage

La journée commence bien tristement par un sms du frangin qui m'annonce le décès de mon musicien préféré, Bill Rieflin. Ce n'est pas le covid-19 qui l'a emporté, mais un cancer qu'il traînait depuis plusieurs années. Je n'aurai donc jamais la chance de le voir sur scène et encore moins de le rencontrer. C'est idiot. Surtout à son âge -même pas 60 ans, et en sachant que sa femme l'avait quitté de la même manière l'année passée. Touche à tout, il avait joué de la batterie pour deux groupes que j'affectionne particulièrement : R.E.M. et Ministry, mais également participé et collaboré à de nombreux autres projets musicaux, aussi bien à la basse qu'au synthétiseur, à la batterie... Ces dernières années, il jouait notamment avec le projet de Robert Fripp, King Crimson.


Pour nous la vie continue, alors on va essayer de la préserver autant que faire se peut. J'ai donc continué à coudre des masques. Ma machine à coudre, une FS-40 de chez Brother, est super. Mais son principal défaut aura eu ici raison d'un gros détail : impossible d'emmancher mon masque dans le bras, ce qui fait que je n'ai pas pu coudre la partie "fil électrique" faisant rigidité pour le nez à l'intérieur du masque. Tant pis, ce sera inesthétique mais ce sera cousu sur la partie visible... De toute façon je privilégie la solidité et la qualité à l'esthétique sur ce coup-là. Mes coutures sont moches et rapides, mais j'ai plusieurs masques à produire en quelques jours -car après, ça sera trop tard.


Ce soir la station spatiale internationale était particulièrement bien visible depuis la terre. J'ai pu leur faire coucou. Ça doit le faire rire ces histoires de confinement, eux qui sont coincés des mois à des centaines de kilomètres du plancher des vaches... 





lundi 23 mars 2020

Optimisation des masques


La production de masque continue. Mais j'ai encore fait quelques améliorations sur mes modèles.

En effet, bien qu'étant un type de tissu recommandé pour servir de "filtre", le revêtement en polaire semble surtout absorber l'eau plutôt que de la retenir... j'ai trouvé cela assez contre-productif pour un masque censé bloquer les postillons que nous envoyons vers nos interlocuteurs, ou bien légèrement ralentir l'arrivée d'autres vers nous.

Evidemment dans ce deuxième cas le masque n'est pas totalement étanche/imperméable. Mais admettons qu'une personne qui nous éternue devant projette 1 million de postillons dans l'air. Si mon masque n'en laisse passer que 10 000, c'est déjà mieux que rien non... ?

J'ai donc fait quelques tests d'étanchéité et il s'est avéré que mon tissu intissé gris était totalement déperlant et très respirant malgré tout. C'est donc lui que j'ai choisi de conserver et d'intégrer, seul, à mes masques, cousus en taille "homme" et "femme".



La petite anecdote est que j'ai failli jeter ce tissu avant mon déménagement. Il provient d'une vieille étagère que je destine à mon garage, qui me servait à ranger mes vêtements dans mon appartement quimpérois mais dont le tissu était désormais partiellement déchiré ou totalement distendu. Finalement je l'avais gardé "au cas où"... si j'avais su à quoi il me servirait quelques mois après... !!



dimanche 22 mars 2020

Démarrage des masques

Le problème de covid-19 devient sérieux. Loin de moi l'idée d'être complotiste, mais le gouvernement ne semble pas très enclin à être honnête avec la population. Les informations contradictoires se succèdent et il est dit partout qu'il est "inutile" de porter un masque...

Pourquoi diable en pleine crise sanitaire, la France est-elle l'un des rares (si ce n'est le seul) pays à dire que le port du masque est inutile... ?!
Pourquoi ne rien mettre devant son visage quand on tousse/éternue serait plus néfaste que de ne rien porter du tout, à mesures de précaution égales (lavage de mains, distanciation sociale...)... ?
Pourquoi dans l'usine agroalimentaire où travaille mon frère, alors que les mesures sont draconiennes tout au long de l'année, le port du masque est aujourd'hui anecdotique, remplacé au profil de simples "caches-barbes"... ?

L'honnêteté voudrait simplement d'expliquer aux gens le problème tel qu'il est, à savoir :
- Le port du masque est utile : d'ailleurs, dans les pays asiatiques où il est recommandé de le porter depuis le début, comme en Corée du Sud, l'épidémie a été largement contenue. La clé ? Dépistages massifs, gel hydroalcoolique en libre accès dans la rue, port du masque systématique... c'est aussi simple que ça ! Je suis depuis plusieurs années un youtubeur français qui habite en Corée du Sud depuis un moment maintenant et qui expliquait très bien la situation fin février dernier :


- Il y a une pénurie de masques en France. Il faut donc être raisonnables et permettre avant tout aux personnes vulnérables et aux gens en première ligne de bénéficier de protections adéquates : c'est donc à eux que doivent revenir en premier les stocks produits, et c'est pourquoi, dans un premier temps, il est préférable que la population laisse les masques aux autres. Mais ça ne veut pas dire que les masques sont inutiles pour le commun des mortels... !
- En clair : Oui, les masques sont utiles mais pour le moment il n'y en a pas pour tout le monde donc on les réserve à certains et dès qu'ils seront de nouveau disponibles en nombre, toute la population pourra/devra en porter, même si ce n'est pas culturellement fréquent en France.

Partant de ce constat/raisonnement qui a fait son cheminement dans mon petit esprit, j'ai donc décidé de chercher dans mes cartons mon matériel de couture et de remettre en service ma machine. 

Je vais être honnête, j'ai passé plusieurs soirées à tester différents supports/tissus et patrons pour obtenir un résultat satisfaisant, mon objectif étant de produire des masques en tissu lavables et réutilisables pour mes parents et pour les gens en première ligne ou à risque étant proches géographiquement de chez moi pour ne pas galérer à leur donner (voisins, infirmières, facteur...).



Je me suis finalement basée sur ce tutoriel :


...que j'ai légèrement modifié. J'ai en effet :
- Ajouté un fil électrique dans une bande de tissu au niveau du nez pour faire rigidité et pouvoir "mouler" le masque et mieux l'adapter au visage ;
- Modifié le système de coulisse pour l'attache car je n'avais pas d'élastiques.

J'ai créé un modèle avec quatre couches : deux en coton emprisonnant une partie en polaire et un tissu intissé :






















Le premier masque de ma petite série (avec polaire, donc il tient chaud !) :



Le soir, grosse déprime pour je ne sais quelle raison.
Heureusement, Joey Burns de Calexico nous a offert un chouette live sur Instagram, depuis chez lui, en compagnie ponctuelle de ses deux filles et de son chien, le tout orchestré par une radio italienne. De quoi mettre un peu de soleil d'Arizona et de baume à notre cœur en souvenir de l'été dernier où j'ai eu la chance de les voir sur scène au Festival du Bout du Monde... La musique guérit, et ce soir-là, elle m'a une nouvelle fois aidé à rompre la solitude en ces temps peu joyeux.