La journée commence bien tristement par un sms du frangin qui m'annonce le décès de mon musicien préféré, Bill Rieflin. Ce n'est pas le covid-19 qui l'a emporté, mais un cancer qu'il traînait depuis plusieurs années. Je n'aurai donc jamais la chance de le voir sur scène et encore moins de le rencontrer. C'est idiot. Surtout à son âge -même pas 60 ans, et en sachant que sa femme l'avait quitté de la même manière l'année passée. Touche à tout, il avait joué de la batterie pour deux groupes que j'affectionne particulièrement : R.E.M. et Ministry, mais également participé et collaboré à de nombreux autres projets musicaux, aussi bien à la basse qu'au synthétiseur, à la batterie... Ces dernières années, il jouait notamment avec le projet de Robert Fripp, King Crimson.
Pour nous la vie continue, alors on va essayer de la préserver autant que faire se peut. J'ai donc continué à coudre des masques. Ma machine à coudre, une FS-40 de chez Brother, est super. Mais son principal défaut aura eu ici raison d'un gros détail : impossible d'emmancher mon masque dans le bras, ce qui fait que je n'ai pas pu coudre la partie "fil électrique" faisant rigidité pour le nez à l'intérieur du masque. Tant pis, ce sera inesthétique mais ce sera cousu sur la partie visible... De toute façon je privilégie la solidité et la qualité à l'esthétique sur ce coup-là. Mes coutures sont moches et rapides, mais j'ai plusieurs masques à produire en quelques jours -car après, ça sera trop tard.
Ce soir la station spatiale internationale était particulièrement bien visible depuis la terre. J'ai pu leur faire coucou. Ça doit le faire rire ces histoires de confinement, eux qui sont coincés des mois à des centaines de kilomètres du plancher des vaches...
La production de masque continue. Mais j'ai encore fait quelques améliorations sur mes modèles.
En effet, bien qu'étant un type de tissu recommandé pour servir de "filtre", le revêtement en polaire semble surtout absorber l'eau plutôt que de la retenir... j'ai trouvé cela assez contre-productif pour un masque censé bloquer les postillons que nous envoyons vers nos interlocuteurs, ou bien légèrement ralentir l'arrivée d'autres vers nous.
Evidemment dans ce deuxième cas le masque n'est pas totalement étanche/imperméable. Mais admettons qu'une personne qui nous éternue devant projette 1 million de postillons dans l'air. Si mon masque n'en laisse passer que 10 000, c'est déjà mieux que rien non... ?
J'ai donc fait quelques tests d'étanchéité et il s'est avéré que mon tissu intissé gris était totalement déperlant et très respirant malgré tout. C'est donc lui que j'ai choisi de conserver et d'intégrer, seul, à mes masques, cousus en taille "homme" et "femme".
La petite anecdote est que j'ai failli jeter ce tissu avant mon déménagement. Il provient d'une vieille étagère que je destine à mon garage, qui me servait à ranger mes vêtements dans mon appartement quimpérois mais dont le tissu était désormais partiellement déchiré ou totalement distendu. Finalement je l'avais gardé "au cas où"... si j'avais su à quoi il me servirait quelques mois après... !!
Le problème de covid-19 devient sérieux. Loin de moi l'idée d'être complotiste, mais le gouvernement ne semble pas très enclin à être honnête avec la population. Les informations contradictoires se succèdent et il est dit partout qu'il est "inutile" de porter un masque...
Pourquoi diable en pleine crise sanitaire, la France est-elle l'un des rares (si ce n'est le seul) pays à dire que le port du masque est inutile... ?!
Pourquoi ne rien mettre devant son visage quand on tousse/éternue serait plus néfaste que de ne rien porter du tout, à mesures de précaution égales (lavage de mains, distanciation sociale...)... ?
Pourquoi dans l'usine agroalimentaire où travaille mon frère, alors que les mesures sont draconiennes tout au long de l'année, le port du masque est aujourd'hui anecdotique, remplacé au profil de simples "caches-barbes"... ?
L'honnêteté voudrait simplement d'expliquer aux gens le problème tel qu'il est, à savoir :
- Le port du masque est utile : d'ailleurs, dans les pays asiatiques où il est recommandé de le porter depuis le début, comme en Corée du Sud, l'épidémie a été largement contenue. La clé ? Dépistages massifs, gel hydroalcoolique en libre accès dans la rue, port du masque systématique... c'est aussi simple que ça ! Je suis depuis plusieurs années un youtubeur français qui habite en Corée du Sud depuis un moment maintenant et qui expliquait très bien la situation fin février dernier :
- Il y a une pénurie de masques en France. Il faut donc être raisonnables et permettre avant tout aux personnes vulnérables et aux gens en première ligne de bénéficier de protections adéquates : c'est donc à eux que doivent revenir en premier les stocks produits, et c'est pourquoi, dans un premier temps, il est préférable que la population laisse les masques aux autres. Mais ça ne veut pas dire que les masques sont inutiles pour le commun des mortels... !
- En clair : Oui, les masques sont utiles mais pour le moment il n'y en a pas pour tout le monde donc on les réserve à certains et dès qu'ils seront de nouveau disponibles en nombre, toute la population pourra/devra en porter, même si ce n'est pas culturellement fréquent en France.
Partant de ce constat/raisonnement qui a fait son cheminement dans mon petit esprit, j'ai donc décidé de chercher dans mes cartons mon matériel de couture et de remettre en service ma machine.
Je vais être honnête, j'ai passé plusieurs soirées à tester différents supports/tissus et patrons pour obtenir un résultat satisfaisant, mon objectif étant de produire des masques en tissu lavables et réutilisables pour mes parents et pour les gens en première ligne ou à risque étant proches géographiquement de chez moi pour ne pas galérer à leur donner (voisins, infirmières, facteur...).
Je me suis finalement basée sur ce tutoriel :
...que j'ai légèrement modifié. J'ai en effet :
- Ajouté un fil électrique dans une bande de tissu au niveau du nez pour faire rigidité et pouvoir "mouler" le masque et mieux l'adapter au visage ;
- Modifié le système de coulisse pour l'attache car je n'avais pas d'élastiques.
J'ai créé un modèle avec quatre couches : deux en coton emprisonnant une partie en polaire et un tissu intissé :
Le premier masque de ma petite série (avec polaire, donc il tient chaud !) :
Le soir, grosse déprime pour je ne sais quelle raison.
Heureusement, Joey Burns de Calexico nous a offert un chouette live sur Instagram, depuis chez lui, en compagnie ponctuelle de ses deux filles et de son chien, le tout orchestré par une radio italienne. De quoi mettre un peu de soleil d'Arizona et de baume à notre cœur en souvenir de l'été dernier où j'ai eu la chance de les voir sur scène au Festival du Bout du Monde... La musique guérit, et ce soir-là, elle m'a une nouvelle fois aidé à rompre la solitude en ces temps peu joyeux.
Avec l'arrivée du printemps, le ciel s'est enfin dégagé sur la Bretagne en-grisée depuis le mois de septembre. Depuis 4 ans que j'habite là à l'année, c'est la première fois que je vois pareille météo. De la pluie, du gris... bref, tout du cliché ! Sauf que, loin du cliché, les réalités sont tout autre : tout le monde ici a été surpris et était dépité du mauvais temps qui s'éternisait, le mois de septembre et le début de l'automne nous ayant plutôt habitués à de belles journées d'arrière-saison.
C'est donc avec joie que nous retrouvons enfin le soleil ! L'eau qui s'est abattue ces derniers mois sur le sol a stimulé la pousse, et l'herbe est haute. C'est bête, je n'ai pas eu le temps de me procurer de tondeuse avant que l'on ne nous déconseille de sortir à cause du covid-19.
Qu'à cela ne tienne, cela ne va pas m'empêcher de commencer à profiter un peu du jardin ! J'ai donc profité de mon samedi après-midi pour tailler les hortensias qui en avaient bien besoin. Enfin, "tailler"... ôter les fleurs mortes, même si c'est sans doute un peu tard dans la saison. Je me rattraperai l'an prochain pour mon jardin de toute façon : là, c'est surtout histoire de prendre l'air !
...j'ai même trouvé une coccinelle, ma première de l'année !
Que c'est agréable de se dire qu'à quelques jours près j'aurais pu rester enfermer dans 50 m², sans aucun accès à l'extérieur, alors que désormais je peux profiter mon propre jardin... !
Mes quelques investigations de ces derniers jours ont révélé un petit souci.
Moi, allergique depuis l'enfance aux acariens et qui avais la chance de ne plus souffrir des nuisances engendrées par cette malédiction depuis plusieurs années, suis revenue à mon état initial : nez qui coule, petite toux, yeux qui grattent, palais qui gratte, etc. etc.
...pratique en cette période de virus où tous mes symptômes se confondent avec ceux du covid-19 !
Mais qui dit allergies, dit recherche de remède, dit recherche de la cause de ce mal : je n'ai pas eu trop de mal à remonter à la source de l'ennui, rien qu'en soulevant légèrement un morceau de tapisserie de mon salon :
Partant de ce constat, je me suis dit qu'il devait en être de même en certains endroits de la maison. J'ai donc décidé de m'attaquer au plus tôt au problème en ayant pour objectif de sortir la tapisserie pour permettre aux murs de respirer. L'idée est que la maison a été privée de chauffage depuis au moins l'automne 2019 et est restée fermée jusqu'à mon arrivée en ses murs : pas de VMC, pas d'aération, pas de chauffage, un temps pourri depuis septembre avec des quantités de pluie considérables... même la plus saine des maisons aurait donc eu du mal à résister aux conditions que celle-ci a dû traverser ces derniers mois, et il est donc normal que les murs aient souffert.
J'ai donc choisi de m'attaquer en premier à la chambre de que j'occupe temporairement pour dormir et qui devrai devenir, à terme, mon futur bout de salon ou coin bureau.
J'ai donc commencé par libérer un peu de place :
Allez, même un petit panorama, soyons fous !
Soyez pas jaloux de l'escabeau qui m'a été laissé ! ;) Super pratique en attendant...
Les murs semble grosso-modo en bon état, malgré quelques accrocs par endroits :
En soulevant au niveau des jointures des lés j'ai aussi constaté la présence de petites bestioles noires, toutes mortes. Après recherche, il s'avère que ces bêtes sont a priori assez courantes dans les rénovations de vieilles maisons : elles sont particulièrement friandes des environnements humides et des vieilles tapisseries...
Je me montre prudente car je n'ai pas la possibilité de couper l'électricité au compteur. J'avance donc en évitant de très loin les prises et interrupteurs, mais aussi les fils électriques en tout genre qui courent parfois le long des murs :
Le travail est long, fastidieux et surtout : laborieux ! Au bout d'une journée de travail je n'ai fait qu'une toute petite portion de mur ! Mon problème est simple : cette tapisserie est lessivable. Contrairement à certaines vieilles tapisseries lessivables qui ont une couche supérieure qui peut se sortir puis qui laisse une pellicule que l'on peut détremper pour la sortir plus facilement, celle-ci reste en un seul bloc. L'eau chaude additionnée de vinaigre blanc, liquide vaisselle... glisse sur le revêtement et n’imprègne pas du tout le papier. Je finis par trouver une solution : si je perce le papier, l'eau parvient à s'infiltrer et me permet de décoller le papier peint plus facilement. Oui mais... avec quoi percer ?? J'apprends qu'il existe des "perforateurs à papier peint". Bon, ça me fait une belle jambe en ces temps de confinement...
Qui dit déménagement dit son lot de paperasse plus ou moins (in)utile.
Me voilà donc partie pour les changements d'adresse, les contacts d'organismes divers... impôts, carte grise, résiliation du gaz, changements pour l'électricité et l'eau, CAF, employeur, banque, mutuelle, assurance... et encore je ne vais pas me plaindre, on peut tout faire par internet !
Quoi qu'il en soit, le temps passé pour ces bêtises ne permet pas d'avancer les travaux de détapissage... alors tant pis, on les continuera plus tard !
jeudi 19 mars 2020
Le grand nettoyage a commencé hier, il se poursuit aujourd'hui !
J'ai nettoyé à fond le placard de la cuisine que j'ai vidé, pour pouvoir y entreposer mes provisions alimentaires. J'ai pas mal de stock, confinement oblige, et pour éviter de devoir courir dans les supermarchés alors que j'ai des travaux qui m'attendent.
Ça fait du bien d'avoir des premières choses rangées... !
Je poursuis avec la vaisselle, en installant les couverts et ustensiles nettoyés la veille dans les tiroirs du meuble en enfilade. J'ai bricolé des séparations avec des tasseaux qui me restaient. C'est pas incroyable, mais ça dépannera le temps d'avoir un vrai système d'organisation !
J'ai pu ressortir quelques unes de mes affaires, dont un verre à moutarde que j'ai depuis des années, qui est venu compléter la collection déjà présente dans la maison... :
Je vais avoir pas mal de trucs en double, triple (ou plus)... je ne parle même pas des louches par exemple (NB : ne sont pas comptées ici les cuillères à sauces et trucs apparentés aux louches)... :
Bon. Quelques jours que je suis dans la maison et les choses sérieuses vont bientôt pouvoir commencer... !
J'effectue un repérage de ce qui m'a été laissé. Beaucoup de choses sont évidemment démodées, mais en bon état et/ou fonctionnelles, ce qui va me permettre de me dépanner dans un premier temps, surtout en période de confinement où je n'ai pas la possibilité de courir les magasins pour me rééquiper de je ne sais quoi.
Je démarre donc un petit inventaire et m’attelle à nettoyer tout un tas d'ustensiles de cuisine. Je vide entièrement le placard qui les accueillait et envisage de redisposer la vaisselle au sens large dans le meuble en enfilade qui m'a été laissé dans le salon.
Il y a des trucs plus ou moins communs, plus ou moins beaux... :
Plus ou moins usités de nos jours... :
Plus ou moins mystérieux sur leur utilisé/fonctionnement :
Mais il y a aussi et surtout plein de trucs sympas et récupérables : des plats, des couverts, des ustensiles variés, des assiettes, etc. :
Le nettoyage a pris toute la soirée, le rangement se fera le lendemain...
Première nuit passée dans la maison, et elle fut bonne quoiqu'un peu courte à cause du passage des éboueurs tôt le matin - le simple vitrage n'est évidemment pas le meilleur isolant phonique... !
Mes plantes se font bien à leur nouvelle vue :
Le plombier est passé dans la matinée et m'a réparé mon souci de chauffage : l'eau étant très chaude en sortie de chaudière, un mitigeur avait été installé il y a plusieurs années pour éviter qu'Yvonne, l'ancienne propriétaire, ne se brûle. Celui-ci était malheureusement hors service et il a donc fallu le sortir : heureusement, la manipulation ne fut pas longue et a priori pas trop complexe. Quel bonheur d'avoir de l'eau chaude ! Et pour le coup, c'est un euphémisme... elle est effectivement brûlante !
J'en ai profité pour demander confirmation concernant les branchements de ma machine à laver au sous-sol... tout roule !
Le salon est exposé au sud et il est donc très clair et me permet de profiter du soleil toute la journée. Cette journée de travail est un peu bizarre, l'association dont je suis salariée a décrété que nous serions en télétravail à compter de ce jour. C'est assez sportif pour moi mais heureusement, j'ai l'habitude de l'exercice et j'ai un toit où m'abriter. Par contre, internet tarde à arriver et je suis obligée de partager la connexion de mon téléphone une grande partie de la journée.
Il s'avérera qu'internet n'était finalement pas en retard, mais que la prise téléphonique sur laquelle j'essayais de me branchait n'était plus fonctionnelle... heureusement rien de grave donc !
J'ai continué mes petites découvertes dans la maison, et j'ai notamment pu constater que toutes les pièces étaient agrémentées d'un petit crucifix/Jésus complété de rameaux : un au-dessus de chaque porte, dont celui-ci dont la thématique est assez locale me semble-t-il... :
En fin d'après-midi, sachant l'eau chaude réparée, j'ai pris le temps d'effectuer un ultime aller-retour jusqu'à mon ancien appartement pour récupérer, cette fois, les tous derniers éléments : restes dans le frigo, ustensiles de jardinage à la cave, serviettes et produits laissés la veille dans la salle d'eau, etc.
Le soir, j'ai pris le temps de remonter mon bureau et mon ordinateur fixe dans un coin du salon. J'ai eu terminé juste à temps pour assister au discours de notre Président, si ça ce n'était pas parfaitement bien synchronisé... !
Mauvaise nouvelle : nous voilà confinés... !
Bonne nouvelle : j'ai eu le temps de déménager !
Mon bail expire le 25 avril. On verra bien où on en sera à ce moment-là...
Nous y sommes ! Le jour J du déménagement.
Nous devions initialement être plus d'une dizaine et j'avais même prévu de proposer à certains de rester chez eux. La circulation du virus et divers événements ayant engendré des désistements, nous ne seront finalement plus que 5.
La journée démarre par la récupération du camion de location. Petit instant de doute lorsque l'accueil n'a pas ouvert de suite, alors que de nombreuses personnes se massaient déjà pour faire des provisions en vue du confinement probable à venir. J'ai eu peur que la location en soit finalement pas possible... mais si !
Rendez-vous fût donné à 10h30 aux copains, ponctuels, qui ont attaqué directement par le plus contraignant : machine à laver, cuisinière... Les meubles se sont entassés dans le camion, et une voiture a également été chargée des derniers éléments restants. Nous n'avons pas chômé mais ne nous sommes pas non plus crevés, et avons donc terminé notre unique voyage en début d'après-midi, déchargement, apéro et visite de la maison compris. Evidemment, un petit crachin s'est invité à la fête et des soucis logistiques nous ont fait sauter le déjeuner : je tâcherai de me rattraper sur les remerciements plus tard, heureusement que ces personnes étaient là... !
En début d'après-midi, nous avons profité de la disponibilité du camion pour aller récupérer un frigo d'occasion, de 170 cm avec une partie congélateur et la fonctionnalité "froid brassé", acheté 120€ via "Facebook Marketplace". Le camion étant presque vide, nous avons fait un détour par mon ancien appartement pour récupérer quelques derniers éléments et des sangles, afin de m'éviter de réaliser trop de voyages complémentaires seule : j'ai donc pu libérer mes derniers bras solidaires en milieu d'après-midi.
J'ai profité de la fin d'après-midi pour effectuer de nouveaux tests d'eau chaude peu concluants. Je suis donc rentrée à Quimper pour me doucher et récupérer mes plantes vertes et quelques bricoles autres qui étaient restées sur place, avant de rentrer passer ma première nuit dans ma nouvelle maison... !
J'en ai aussi profité pour tester le passage de mon Kangoo dans le garage... jugez par vous-même... c'est juste... très juste !
Le programme du jour est simple : nettoyer un peu la maison pour pouvoir déposer mes meubles le lendemain, et apporter un maximum de mes cartons restants afin de ne laisser pour le "Jour J" du déménagement que les éléments les plus lourds et encombrants.
Les voyages continuent donc, et la découverte de la maison commence vraiment :
La décoration années 70 prête à sourire mais ça me fait un petit quelque chose de me dire que ces affaires étaient à quelqu'un qui les a appréciées et en a pris soin pendant des années...
Les gens m'ont aussi laissé plusieurs meubles, du linge de maison... le tri sera fait plus tard !
Depuis la veille, le chauffage fonctionne, c'est une bonne nouvelle ! En revanche, l'eau chaude refuse d'arriver. J'ai les anciens propriétaires au téléphone mais ils n'ont pas vraiment de piste à me donner. Je mets le problème sur le compte du "il faut le temps pour la chaudière de chauffer l'eau", mais fini par contacter un plombier. Nous n'arrivons pas à nous synchroniser sur nos appels et il viendra finalement le lundi pour me dépanner : en attendant, douche à Quimper ! Heureusement que nous ne sommes pas encore confinés...
La journée passe vite : casse-croûte en tête à tête avec un mur et une bouteille de WD40 le midi, des allers-retours jusqu'à Quimper, une livraison de fioul, plein de questions pour le lendemain... et nous voilà déjà le soir !