
Par chance, en plus de mes quelques outils à main déjà possédés, il restait à la maison d'autres matériels : une serfouette, une pelle, un râteau, une brouette, une pioche, une binette, une fourche... ainsi qu'une pile de compost à l'arrière du terrain. De quoi faciliter un peu mon travail !
A la maison, mes graines ont continué de germer, heureuses de connaître un environnement favorable à leur développement : soleil pour la lumière, pulvérisations quotidiennes pour l'arrosage, proximité du radiateur pour la chaleur... d'autres petites pousses ont donc commencé à soulever la terre.

Et puis cet après-midi, motivée pour entamer le rangement de mon sous-sol comme expliqué dans mon précédent article, j'ai entrepris le remontage d'une étagère en métal que j'avais autrefois dans ma chambre. Vous savez, la fameuse dont j'ai failli jeter le tissu distendu, que j'ai finalement utilisé pour fabriquer mes masques... ! Et bien j'avais prévu de la mettre dans mon garage. J'ai donc débuté son assemblage lorsque j'ai entendu frapper à ma porte d'entrée, en haut. C'était ma voisine. Voyant le beau temps et mon herbe n'avoir de cesse de grandir, elle venait me proposer de tondre ma pelouse... !
J'ai beau respecter les règles du confinement, je n'ai cette fois pas pu dire non, car attendre plusieurs mois -le temps de me procurer une tondeuse- aurait rendu la tâche extrêmement ardue par la suite. J'ai donc accepté et, devant sa réticence à l'idée de prêter sa machine pour me laisser l'utiliser en autonomie, je n'ai pas insisté quand elle a absolument tenu à s'occuper de mes 500 m² de terrain seule. J'ai donc tâché de la suivre avec une grande poubelle pour vider régulièrement son bac de ramassage qui se remplissait rapidement, et essayé de répartir au mieux l'herbe fraîchement coupée, tantôt au niveau du compost, tantôt au pied de mes arbustes pour les fertiliser en réalisant une sorte de paillage de fortune.

Plus tard dans l'après-midi, comme si visiblement les mesures de confinement ne concernaient nullement les habitants de mon quartier, d'autres voisins sont sortis. L'un m'a proposé la tondeuse qu'il avait autrefois donné à Yvonne et qu'il avait depuis récupérée. J'ai accepté sans hésiter, bien que celle-ci ne soit ni tractée ni équipée d'un démarreur électrique : je n'ai actuellement aucune tondeuse, alors ce sera toujours mieux que de devoir couper mon herbe aux ciseaux... !

Mon jardin n'est-il pas mignon ainsi tondu ?

Evidemment, il faudra mettre une haie au fond pour créer un peu plus d'intimité :

18h passé, mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin pu terminer le montage de mon étagère... dont le rangement sera finalement pour demain !













































